En Grèce, des manifestants se mobilisent contre la restriction du droit de grève

AFP PHOTO / SAKIS MITROLIDIS

Environ 20 000 personnes, majoritairement des communistes, ont manifesté dans le calme à Athènes jeudi 14 décembre sur fond d’une grève générale de 24 heures pour dénoncer « la poursuite de l’austérité » et un projet de loi sur la restriction du droit de grève.

Les transports urbains, maritimes et aériens étaient perturbés à Athènes ce jeudi 14 décembre, comme c’est souvent le cas lors des grèves générales ces dernières années : embouteillages dans les rues d’Athènes, annulation de certains vols principalement à destination des îles d’Egée. La plupart des liaisons maritimes entre la Grèce continentale et les îles n’ont pas été effectuées pour cause de grève des marins, selon le ministère de la Marine marchande. Les syndicats de la presse et de l’audiovisuel participaient également à cette grève. Dans les médias aucun bulletin d’information n’a été diffusé pendant la journée.

Manifestations

Le Front des travailleurs (Pame), syndicat pro-communiste qui reste le plus mobilisé, a ouvert le bal des manifestations en fin matinée dans le centre d’Athènes, rassemblant 12 000 personnes. En début d’après-midi, deux rassemblements distincts de 2 000 personnes chacun, le premier des sympathisants des centrales du public Adedy et du privé GSEE, et le second de groupes et partis de gauche, selon la police, se sont également tenus à Athènes. « Les travailleurs manifestent et sont en grève en réaction à la politique antitravailliste et à l’augmentation des impôts, prévue dans (le projet du) budget (d’Etat de 2018) », qui doit être voté à la mi-décembre au Parlement, a indiqué un communiqué de la GSEE, la Confédération des salariés du privé. « Nous sommes contre toute mesure qui a comme conséquence la hausse du chômage, le recyclage de l’austérité et l’intervention étatique et des employeurs dans l’exercice de nos droits collectifs », poursuit ce texte.

Sous la pression des créanciers du pays, UE et FMI, le gouvernement de gauche d’Alexis Tsipras a récemment élaboré un projet de loi visant à reformer la législation sur les grèves en durcissant les conditions d’appel à l’arrêt du travail par les syndicats.

Antoine Laurent avec AFP

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