Levothyrox : Merck ne prévoit pas de fournir l’ancienne formule au-delà de 2018

Le laboratoire allemand Merck Serono ne distribuera pas l’ancienne formule du médicament controversé au-delà de 2018.

Le laboratoire allemand Merck Serono a affirmé ce jeudi qu’il ne prévoyait pas de distribuer l’ancienne formule du Levothyrox au-delà de 2018, alors qu’elle doit être progressivement remplacée dans l’ensemble des pays européens au cours de l’année. « Nous n’allons pas éternellement réimporter » en France, a prévenu Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques de Merck Serono en France, précisant qu’une nouvelle importation était prévue très prochainement pour que le pays puisse tenir jusqu’à mars.

Une demande pourtant forte exprimée par les patients

La formule du Levothyrox, traitement contre l’hypothyroïdie, avait été modifiée en mars à la demande des autorités sanitaires françaises pour devenir « plus stable ». Devant les réactions des patients qui dénonçaient les effets secondaires de la nouvelle formule (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux), le gouvernement avait donc demandé aux laboratoires Merck d’importer temporairement en France l’ancienne formule pour les malades supportant le moins la nouvelle.

Hier, le Conseil d’État avait donné raison au gouvernement face à un homme qui avait saisi la justice administrative pour faire reconnaître qu’on l’empêchait de se soigner correctement. Ce requérant demandait aux juges de forcer le ministère de la Santé à « remettre l’ancienne formule de ce médicament à disposition des malades en ayant besoin ».

Fin novembre le numéro zéro d’Ebdo révélait que 14 décès de patients prenant du Levothyrox ont été enregistrés dans la base nationale recensant les effets indésirables des médicaments. Mais l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a précisé qu’«aucun lien ne peut être établi avec le médicament».  Rappelons que mi-septembre, 14 700 signalements d’effets indésirables avaient été déclarés à l’ANSM.

Antoine LAURENT avec AFP

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