L’ogre Disney : 20 ans de rachats massifs

Le groupe Disney a annoncé aujourd’hui le rachat de la Century Fox pour 66 milliards de dollars (44,3 milliards d’euros). Cette opération n’est que la dernière d’une longue série pour les studios.

 

1996 : Capital Cities – ABC,  ESPN. 19 milliards de dollars

L’une des plus grosses opérations de cette fin de siècle pour Disney. Le groupe rachète la chaine de télévision Capital Cities-ABC ainsi que sa filiale ESPN pour 19 milliards de dollars. Dans les années qui suivent, Disney investit massivement dans ses chaines, notamment pour les droits de retransmission du sport.

 Les Muppets. 75 millions de dollars

Le groupe achète Les Muppets à la Jim Henson Company. Kermit la grenouille. Piggy la cochonne, ou encore Fozzie l’ours passent sous pavillon Disney. L’entreprise n’acquiert que les personnages du célèbre Muppet Show. Les autres programmes sont toujours détenus par la Jim Henson Company, à l’origine des programmes, ou par l’entreprise Sesame Workshop.

 Fox Family Worldwide. 5,2 milliards de dollars

En juillet 2005, Disney annonce que le rachat de Fox Family Worldwide s’élève à 5,2 milliards de dollars, somme supérieure à celle prévue à l’origine. Disney renomme alors les différentes entités qui composent alors la Fox Family Worldwide. Quelques années plus tard, les quatre entités en question sont finalement intégrées aux filiales ABC du groupe.

2006 : Pixar. 7,4 milliards de dollars

Dès 1991, Disney signe un contrat de diffusion avec les studios Pixar de Steve Jobs, alors en grosse difficulté. Malgré le succès des coproductions de nombreuses années de désaccord s’ensuivent, notamment autour de la distribution du film Toy Story 2. Les relations se dégradent entre les deux groupes partenaires, pour se renouer à partir de 2005. Le , Disney annonce rachat de Pixar pour environ 7,4 milliards de dollars. En mai 2006, l’acquisition est finalisée, et Steve Jobs devient le plus gros actionnaire de Disney (7 % des parts).

Les acquisitions des studios Disney au fil des ans.

2009 : Marvel. 4,3 milliards

Après quelques années de rachats plutôt mineurs, Disney frappe un grand coup en rachetant les studios Marvel Entertainment. L’opération est validée par les actionnaires le 31 décembre 2009. A l’époque, seules deux productions, Iron Man et Hulk, sont déjà sorties au cinéma, en 2008. Le projet d’un univers cinématographique commence alors à naitre. Depuis, 15 autres films intégrés à cet univers ont vu le jour, la plupart produits par Disney, et au moins 8 autres sont encore prévus dans les années à venir.

2012 : Lucasfilm. 4 milliards de dollars

Le , Disney annonce l’achat de Lucasfilm et l’ensemble de ses filiales pour 4 milliards de dollars. La société de George Lucas est essentiellement connue pour ses sagas Star Wars et Indiana Jones. Le groupe décide alors de relancer la franchise Star Wars au cinéma avec une nouvelle trilogie et des spin-offs, ainsi que le renouvellement des jeux vidéos Star Wars Battlefront. L’immense succès de l’épisode VII, sorti en 2015, a rapporté près d’un milliard de dollars de recettes rien qu’aux États-Unis, et attiré plus de 10 millions de spectateurs dans les salles en France.

2014 : YouTube Maker Studios. 0,5 milliards de dollars

Le , Disney acquiert pour 500 millions de dollars le réseau de chaînes YouTube Maker Studios, fondé en 2009Disney annonce la suppression de 10 % des 380 postes de Maker Studios. A partir de l’année suivante, les travaux de Maker Studios viennent renforcer les productions Star Wars en cours de préparation.

2017 : Century Fox. 66,1 milliards de dollars

Le Disney annonce le rachat de la plupart des actifs de la Century Fox pour 66,1 milliards de dollars, un montant record dans l’histoire du groupe aux grandes oreilles. Le groupe Fox quant à lui, ne conservera plus que sa filiale télévisuelle, avec sa chaine Fox News.

Il reste cependant encore à obtenir le feu vert des autorités de la concurrence américaine, ce qui n’est pas gagné de l’aveu même du PDG de Disney, Bob Iger : « Nous nous attendons à un examen minutieux de la part des régulateurs à travers le monde mais espérons qu’ils privilégieront les avantages pour les consommateurs ».

Bastien Roques

 

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