Ce que l’on sait sur l’enquête impliquant les rugbymen français à Édimbourg

Plusieurs joueurs ont été interrogés "comme témoins" par la police écossaise avant d'être relâchés. Photo AFP

Au lendemain de la défaite de l’équipe de France de rugby en Écosse (32-26) dans le cadre du Tournoi des Six Nations, plusieurs joueurs français ont été entendus par la police écossaise. Impliqués dans une bagarre dans un pub ou bien témoins dans une affaire d’ “agression sexuelle”, les causes de l’enquête policière concernant les rugbymen français restent troubles. Le point sur ce que l’on sait. 

  • Entendus par la police écossaise

Lundi 12 février, peu avant 11h, l’avion des rugbymen français a été bloqué par la police écossaise sur le tarmac de l’aéroport d’Édimbourg. Selon la presse anglaise et française, plusieurs joueurs français ont été entendus par les forces de l’ordre. Le vol des Bleus a finalement pu décoller avec deux heures de retard en direction de l’aéroport d’Orly à Paris. Que s’est-il passé entre-temps? Voici ce que l’on peut en dire à l’heure actuelle.

La fédération française de rugby (FFR) a confirmé en fin de matinée sur son compte Twitter “que certains joueurs” étaient “entendus par les autorités Écossaises”, sans en dire plus sur le motif de ces interrogatoires.

  • Témoins dans une affaire d’ “agression sexuelle“?

Le Guardian a interrogé le porte-parole de la police écossaise. Ce dernier évoque une agression sexuelle dont plusieurs auraient été témoins. Il a déclaré que “suivant un signalement d’agression sexuelle dans le centre d’Édimbourg durant les premières heures de la matinée de lundi, la police a suivi plusieurs pistes d’enquêtes, dont l’audition de plusieurs témoins potentiels de la scène”. Ils ont été depuis relâchés, et les forces de l’ordre ont précisé que “l’enquête avait établi qu’aucun crime n’avait été commis”. L’avion de l’équipe de France s’est envolé en direction de Paris vers 13h locales en laissant en Écosse plusieurs joueurs français.

  • Plusieurs joueurs concernés

La Fédération française de rugby ne cite pas les noms des joueurs interrogés par la police écossaise. Selon le site Rugbyrama, ils seraient au nombre de sept, “dont Louis Picamoles, Arthur Iturria, Teddy Thomas et Eddy Ben Arouss”. Pourtant, à l’arrivée sur le tarmac d’Orly vers 15h45, ce sont six autres joueurs qui manquaient à l’appel, selon le décompte effectué par l’AFP : Anthony Belleau (Toulon), Jonathan Danty (Stade Français), Yacouba Camara (Montpellier), Félix Lambey (Lyon), Louis Picamoles (Montpellier) et Rémi Lamerat (Clermont). Le numéro 2 de la Fédération Serge Simon, était également absent du décompte.

  • Ils ont passé la soirée dans un bar du centre d’Édimbourg

Les Bleus avaient obtenu la permission de sortir dans la soirée de dimanche de la part du staff de Jacques Brunel. Ils ont passé la soirée au Tiger Lily, un hôtel-bar de nuit de l’hyper-centre d’Édimbourg, sur George Street, comme l’a confirmé le gérant de l’établissement interrogé par la presse locale. Les faits pour lesquels ils ont été interrogés par la police se seraient déroulés hors de l’établissement, sur le chemin du retour vers l’hôtel.

  • L’hypothèse d’une bagarre démentie

Les premiers comptes-rendus de la presse anglaise et française à l’instar du JDD faisaient état d’une bagarre impliquant des supporters écossais.

Le site Rugbyrama, qui a relayé les rumeurs de bagarre, évoque “une soirée copieusement arrosée, durant laquelle plusieurs joueurs sont apparus en état d’ébriété avancée”. Une version des faits démentie par la Fédération française de rugby sur Twitter :


La police écossaise a confirmé n’avoir reçu aucun signalement de bagarre impliquant les Bleus dans le centre d’Édimbourg pendant la nuit de dimanche à lundi.

Cécile Frangne

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